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Tarasteix

Pour en savoir plus sur Tarasteix, voici nos autres pages :


Les anciennes écoles

L’abbaye (autres photos)

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Présentation de la commune

Tarasteix était autrefois, selon Jacques Longué journaliste et écrivain, une sorte de paradis fiscal : « Principauté indépendante dont le seigneur prenait le titre de souverain et ne devait l'hommage ni aux comtes de Bigorre, ni aux vicomtes de Béarn. Les habitants n'étaient pas tenus de payer l'impôt ! ». De nos jours, Tarasteix est une commune paisible qui paie ses taxes et dans laquelle se trouve comme point d'intérêt principal la belle Abbaye Notre-Dame-de-l'Espérance, à laquelle nous consacrerons la deuxième partie de cette page.

Le village

L’église de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix, à clocher-mur, possède un retable du XVIIe siècle. Au fond sur la photo apparaît le clocher de l’abbaye Notre-Dame-de-l’Espérance, toujours à Tarasteix.

Le Monument aux Morts.

La mairie.

Le lavoir.

Joli puits.

Tarasteix possède un habitat dispersé dont voici quelques photos.

L’abbaye

Un premier édifice avait été construit au XIXème siècle sur ce site si désolé qu'il portait le nom de « Désert ». Il était né de la volonté du prêtre allemand Herman Cohen (1821-1871) qui le finança en donnant des concerts de piano ! Herman Cohen était un musicien de talent, élève de Franz Liszt. Pianiste de concert, il se produisit dans toute l'Europe avec un certain succès. Au moment de prendre la direction de la chorale à l'église Saint-Séverin de Paris, il est touché par la grâce. Il se convertit alors au catholicisme et entre dans l'ordre des carmes à Bagnères-de-Bigorre, sous le nom de père Augustin-Marie. Quelques années plus tard, le père entreprend la construction d'un couvent des carmes dans cet endroit retiré. En 1870, il ne peut voir son œuvre achevée car il est expulsé de France comme citoyen allemand et meurt quelques mois plus tard du typhus, en soignant des prisonniers français.

Des ermites puis des religieux espagnols chassés de leur pays en 1876 composent la première communauté. Mais eux-aussi doivent s'exiler dans les années 1880 (loi sur les congrégations). Comme à Garaison ou Bonnefont dans les Hautes-Pyrénées, l'abbaye de Tarasteix  devient un camp d'internement pour des prisonniers allemands en 1915-19. Après un projet de colonies de vacances qui ne vit pas le jour, une tentative d'exploitation hôtelière se solde par un échec en 1956. Tout n'est alors que ruine et désolation en 1976, l'eau s'infiltre partout…

1977 marque l'arrivée d'un jeune prêtre breton, le père Mercier. Sans aucun moyen financier, il remet debout une à une les vieilles pierres qui, par la magie d'une grande volonté, vont se transformer en un magnifique édifice. Avec l'aide de compagnons bénévoles, le père Mercier réalise de nombreuses transformations, dont certaines semblaient inimaginables. Un bourdon, lourd de deux tonnes est par exemple mis en place dans le clocher haut de 60 mètres qui fut construit sans grue : on l'entend à huit kilomètres à la ronde.

Belle salle voûtée : le réfectoire.

Le clocher : la charpente et le bourdon.

Aujourd'hui, l'abbaye Notre-Dame-de-l'Espérance se visite gratuitement. Vous êtes accueillis dans un parc luxuriant avec des palmiers, des cactus, des arbres majestueux, des plantes rares et des fleurs aux mille senteurs. Salles voûtées, carillon, ermitage, cloître et autres trésors vous attendent. Le monument est devenu un des plus beaux des Hautes-Pyrénées, soutenons-le en lui rendant visite. Avec un peu de chance, vous rencontrerez le père Mercier, c'est une personne à l'énergie communicative.

Le cloître.

Le carillon.

Belle vue à 360°.

Le père Mercier en 2016.