Revenir à la page "Patrimoine des Hautes-Pyrénées".
wpf41bb90b.png

Soues

Présentation de la commune

Soues est un village de plaine à la limite sud-est de Tarbes. De simple petit village, il est passé au XXe siècle de 400 habitants à un gros bourg de 3000 habitants.

L’étymologie de Soues est obscure. On sait simplement qu’on écrivait Soès autrefois. L’instituteur de 1887 signalait la présence de fondations (10 x8m) d’une tour très ancienne sur  le territoire communal.

Pour en savoir plus sur Soues, voici nos autres pages :


Les écoles

L’usine Alstom, photos anciennes

L’usine Alstom, vues aériennes et infos

Marc Cénac

La glacière

L’ancienne gare disparue (Ampèrevielle)

Revenir à la page "Patrimoine des Hautes-Pyrénées".

Une cité ouvrière

Le développement démographique de Soues est dû à sa proximité avec Tarbes, mais aussi avec l’arrivée de grandes usines après la première guerre. Les Constructions Electriques de France s’installent en 1921. L’établissement s’appella ensuite Alsthom, puis Alstom. Entre les deux, en 1939, s’installait Hispano-Suiza qui fabriquait des moteurs d’avions. L’usine Alstom employait 2200 salariés en 1978 pour la fabrication de locomotives. Le passé ouvrier de Soues se retrouve dans quelques noms de rues.

Portail historique « 1921 » au rond-point des cigognes.

La cigogne était le symbole de l’usine Hispano-Suiza. L’usine créa pour ses ouvriers, entre 1944 et 1947, plusieurs dizaines de logements dans la « Cité des Cigognes ». La cigogne est ainsi devenue le symbole de Soues.

L’église Saint-Pierre

Cette église classique des XVII-XVIIIe siècles a été très souvent remaniée. Une première église existait déjà sur cet emplacement au moyen-âge. L’aménagement principal date du XIXe siècle : on démolit le clocher en 1863 et on restaure le tout entre 1875 et 1893, avec notamment un nouveau clocher, l’ajout d’un porche et de deux chapelles latérales.

Elle est surtout connue pour ses illuminations hivernales qui en font un phare qui se voit de très loin sur toute la plaine de Bigorre.

Vue d’hélicoptère lors du Tour de France 2017 (image Eurosport).

Sous le porche d’entrée, une belle sculpture de Pieta et des tombes de prêtres.

Un chrisme roman, probablement XIIe siècle, est inscrusté dans le mur.

Riche mobilier intérieur. Le retable, réalisé vers1780-1800, est attribué à Dominique Ferrère, sans certitude. Au centre trône saint Pierre.

Le cimetière est un peu éloigné de l’église. Belle montjoie au croisement des chemins.

L’eau dans tous ses états

La commune est traversée par l’Adour dont on a dévié les eaux pour des canaux alimentant les industries autrefois (moulin, scierie…). L’eau tenait une importance capitale à Soues. Même le surnom des habitants « Los cabilats » vient du nom d’un poisson de l’Adour.

Les bords de l’Adour ont été aménagés en lieu de détente et de promenade. Jetez un œil sur le vieux pont quand vous irez sur place.

Le lac de Soues est né en 1981 sous l’impulsion de l’instituteur-conseiller municipal. C’est aujourd’hui un lieu très fréquenté par les familles et les promeneurs.

Fontaine récente, vers 2000, face à la pharmacie (création Voldoire).

Une industrie, près du lac, tirait son énergie du canal de l’Agaou. Voir notre page spéciale « glacière » en bas de cette page.

Marc Cénac

Marc Cénac (1920-2004), peintre et sculpteur, a créé en 1999 à Soues une fondation destinée à recevoir ses œuvres, ainsi que celles d'autres artistes. Ce musée, en plein centre de la commune (passage Gabriel Péri), se visite librement. Deux sculptures de l’artiste ont été installées en 2017 devant les écoles de la commune. Voir notre lien en bas de page.

L’habitat ancien

L’habitat ancien de Soues se compose de  grandes et belles maisons avec un portail imposant. Une des façades donne directement sur la rue.

Fonderie de cloches

La fonderie de cloches Dencausse, fondée vers 1600, n’existe plus. Mais sachez que la grande majorité des cloches de nos églises (et même certaines des départements voisins) proviennent de cet artisan. On a compté neuf générations de fondeurs Dencausse dont les derniers Jean, puis Pierre vers 1900. Désormais, si vous avez un jour la chance de monter dans un clocher d’église des Hautes-Pyrénées, cherchez le cachet « Dencausse » de Soues sur la cloche.

Un événement historique et tragique

Pour terminer notre visite de Soues, vous avez peut-être remarqué vers le rond-point de la boulangerie et de la pharmacie, près du pont de l’Adour, ce monument (flèche blanche ci-dessus). Il commémore les deux premières victimes de la Résistance dans notre département.

Nous vous offrons cette photo inédite et exceptionnelle de l’accident. Pensée à ces deux héros.