Orleix

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Orleix est situé dans la plaine de l’Adour à 7 km au nord-est de Tarbes. Comme beaucoup de communes proches de Tarbes, on trouve un bourg ancien et tout autour des zones pavillonnaires. De nombreux habitants sont venus s’installer pour travailler aux usines de Bazet (à partir de 1922) ou à l’hypermarché d’Orleix ( à partir de 1981). Orleix est protégé à l’est par les coteaux d’Oléac-Debat. L’ancien moulin à vent d’Oléac-Debat, à l’arrière-plan sur la photo, semble veiller sur Orleix.

Présentation du village

Passé agricole

La place des platanes

Le nom d’Orleix semble provenir du nom propre latin Aurelius.

On note une occupation ancienne et continue du site d’Orleix avec des traces d’oppidum, de castamétation, de motte féodale… Des vestiges d’habitat ont été retrouvé.

Les cagots

Le surnom des habitants est « Les cagots d’Orleix » (La cagoteria d'Orleish). Les cagots étaient des habitants, des parias, rejetés par la population pour des raisons obscures dans de nombreuses communes de Bigorre ou du Béarn. A Orleix, on trouvait toute une rue peuplée par ces pauvres gens, les cagots. Nous n’avons pas su situer cette rue, merci de nous renseigner.

Bâtiments publics

La mairie est l’ancienne école des filles, datée de 1892. La commune a reçu la visite du premier ministre en fonction Jean Castex le 17 février 2022, un événement pour le village.

L’école actuelle porte le nom de Lucie Aubrac, grande Résistante.

L’école de musique actuelle est l’ancienne école maternelle et peut-être l’ancienne mairie  (à confirmer).

Services et commerces

Tous les Tarbais connaissent Orleix pour son hypermarché. Créé le 15 avril 1981 sous l’appellation Record, il s’est ensuite appelé Continent, Hyper U, Hyper 65 et désormais Leclerc. Mais les anciens vont encore à « Record » comme ceux de Laloubère vont à « Mammouth »... Le village en lui-même attire de nombreux commerces : un bistrot-épicerie (notre photo), une boulangerie, une pharmacie, une maison médicale… Bref tous les avantages d’une ville à la campagne.

Le château

Le château d’Orleix est le joyau patrimonial de la commune. C’est une grande bâtisse de 1000 m² du XVIIe siècle, réhabilitée en chambres d’hôtes contemporaines en 2012 après 3 ans de travaux. Parc de 1,5 ha. En août 2021 Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Etrangères en exercice, a passé une semaine de vacances au Château d’Orleix et serait tombé sous le charme.

Le château côté rue, au cœur du village.

Superbe allée de platanes à l’entrée.

C’est le seul endroit dans les Hautes-Pyrénées où nous avons vu une limousine !

Le château d’Orleix, ce sont des prestations de qualité pour un prix abordable. Bel endroit pour découvrir la région ou pour passer une nuit en amoureux.

L’église

L’église Saint-Christophe date de 1770 mais il fallut reconstruire deux fois son clocher (en 1857 et 1886) car il s’était effondré. On affirme ici que l’église aurait été bâtie sur l’emplacement de l’ancien château, détruit au VIIIe siècle par les Sarrasins.

Le 21 novembre 2021, on inaugurait la superbe rénovation de l’église en présence de la chorale locale « La clé des chants » et des Chanteurs pyrénéens de Tarbes (photo tarbes-infos.com).

Parmi le mobilier intérieur, on remarque surtout l’autel majeur avec baldaquin reposant sur 6 colonnes de faux marbre (atelier Claverie 1770), le tabernacle, œuvre de Dominique Ferrère et la superbe chaire à prêcher.

Vue du village d’Orleix depuis l’église.

Le Monument aux Morts, devant l’église.

L’ancien presbytère

Si Orleix est bien ancré dans le présent, il a su garder des éléments de son passé agricole. Ce sont des puits, des poulaillers, des fermes, une bascule. Bref, tout ce qui fait l’âme d’un village.

L’ancienne bascule publique est située juste à côté du château. Elle a été construite en 1896 sur l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Roch, disparue.

De l’eau a coulé sous les ponts

L’Adour ne coule pas à Orleix, mais une dérivation du célèbre cours d’eau traverse la commune. Il s’agit du canal Alaric au centre du bourg. On trouve aussi le ruisseau de l’Ousse, à l’est, qui prend sa source à Barbazan-Debat. L’Alaric faisait fonctionner autrefois une scierie et quatre moulins.

Voici quelques ponts d’aujourd’hui et d’hier.

Le café du progrès

Près de l’église et du pont se trouvait autrefois un commerce important : le café du progrès (qui faisait également épicerie).

Le café a fermé, mais on le devine encore.

Promenade dans le village

Selon la météo, la magnifique chaîne des Pyrénées peut apparaître aux Orleixois.

Comme tous les villages proches de l’Adour, les vieilles habitations ont des murs construits en galets tirés directement du cours d’eau ou ramassés dans les prés le bordant.

Contrairement aux villageois de montagne et des coteaux qui subsistaient très difficilement autrefois, les agriculteurs des plaines de l’Adour vivaient dans une certaine aisance. A Orleix, on faisait un commerce florissant de juments et de bovins. Le bâti ancien témoigne souvent de la richesse ou de la pauvreté d’un village au XVIIIe ou au XIXe siècle.

C’est un lieu ombragé, très agréable à la chaude saison. C’est aussi un lieu de rencontre, notamment le dimanche matin pour le marché hebdomadaire.

Orleix sportif

Dans un territoire où le rugby est roi, Orleix est une exception, terre de football depuis 1940. L’équipe bleue et blanche défend ses couleurs sur le stade Fernand-Dussac.

L’équipe de football porte un curieux nom : le « Quand-Même-Orleix ». On nous a rapporté l’explication suivante : « Durant une longue période, l’équipe de foot d’Orleix allait de défaite en défaite. Les joueurs faisaient leur possible mais tombaient toujours sur un adversaire supérieur. Un jour, l’équipe parvint enfin à gagner un match. Un dirigeant, heureux et fier, ne cessait de répéter Ah Quand même ! Ah quand même ! Cela fit beaucoup rire. » Et quand il fallut choisir un nom officiel pour le club de foot, on l’appela le « Quand-même ». Ci-dessus, une photo de 1960.

Derrière les écoles, des Orleixois profitent des installations sportives au cœur du village. Non, tous les jeunes ne sont pas devant leurs écrans !

Autre promenade, prendre le chemin du Castérieu en direction de Séméac-Aureilhan. A faire à pied ou en VTT. Belle vue sur les Pyrénées, possibilité de faire quelques exercices sportifs sur des machines.

Sinon il vous reste à faire le « sentier des coteaux ». Plan à retirer en mairie.

Le prêtre qui surveillait les enfants, l'abbé Charles Prues, a tenté alors de leur porter secours, tandis que les chauffeurs des cars donnaient l'alerte. Les sauveteurs devaient repêcher quatre corps, ceux de l'abbé Prues, 51 ans, et de trois enfants, Patrick Labat, 10 ans. Philippe Burguez, 8ans, et Jean-Claude Loubère, 12 ans. Deux autres enfants, Michel Bithu, 13 ans, et Elizabeth Mena, 11ans, avaient disparu et sont décédés. Deux adolescents ont pu être sauvés. L'un a été ranimé sur place, tandis que l'autre devait être hospitalisé à Dax. Le prêtre était apprécié de tous pour sa gentillesse. La perte des enfants et de l'abbé fut un drame épouvantable pour Orleix et même pour tout le département.

Une stèle est présente à l'entrée de l'église d'Orleix.

Le drame

La vie d’un village est faite de bonheurs et hélas, de drames.  Le 5 juin : En 1974, cinq enfants et un prêtre originaires d'Orleix se noyaient accidentellement au cours d'une baignade sur la plage de Moliets-et-Maa, dans les Landes. Les victimes faisaient partie d'un groupe de 83 enfants et adolescents qui étaient allés se promener au bord de l'océan, dans le cadre d'une retraite avant la communion, accompagnés du prêtre de la paroisse. Arrivés à 12h30 sur la plage déserte et réputée dangereuse, les enfants se sont aussitôt mis à l'eau. Mais une forte lame et le courant (lors du phénomène appelé « baïne ») ont brusquement emporté quelques baigneurs.

La tempête Karine

Moins dramatique mais pourtant spectaculaire, la tempête Karine a dévasté toute une partie du village d’Orleix le 3 mars 2020, heureusement sans faire de victimes. 26 toitures ont été emportées ce jour-là (c’était le même jour où un arbre et tombé sur le cloître du jardin Massey à Tarbes). La catastrophe fit l’objet de reportages sur France 3.

Notre conseil lecture

Un petit livret assez rare (qu’on peut peut-être trouver en bibliothèque ou chez quelques habitants du village) raconte l’histoire d’Orleix La couverture de cet ouvrage de Pascal Gibaud, vendu à l’époque au bénéfice des écoles, est intéressante car on y voit dessiné l’ancien clocher d’Orleix avant son effondrement en 1886. C’est notre conseil lecture.

Pour en savoir plus sur Orleix, voici nos autres pages :


Les écoles

L’ancien lavoir disparu

Alexandre, l’arbre remarquable d’Orleix

Histoire du football dans les Hautes-Pyrénées

Histoire des cagots dans les Hautes-Pyrénées

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Nos conseils « promenades »

Plan d’eau reposant au sud du village, chemin du Roy (tour du lac, balade dans les bois…)