Revenir à la page "Patrimoine des Hautes-Pyrénées".
wpf41bb90b.png

Ibos

A Ibos, la riche architecture bigourdane du village et l’importante Collégiale témoignent d’un passé florissant que l'on retrouve encore de nos jours. Vous le découvrirez notamment avec deux aspects spécifiques qui font partie du patrimoine de la commune : les portes cochères et les croix religieuses.

La Mairie

IBOS fut la sixième ville de Bigorre au Moyen-Age. C'était une « ville », avec ses fossés, ses murailles, ses marchés, ses moulins et lavoirs. Le village a une forme circulaire autour de sa Collégiale, c'est autour d'elle que s’est construit le noyau médiéval délimité par des rues concentriques et à partir duquel rayonnent les voies qui relient Ibos aux autres communes. Le village s’est développé progressivement, surtout depuis le XVIIe siècle tout en conservant sa spécificité de village de caractère.

La Collégiale

Aux portes de Tarbes « la cathédrale aux champs » domine la plaine de son imposante silhouette. Avec ses airs de donjon fortifié, elle ne passe pas inaperçue et fait partie du paysage, mais elle est relativement peu visitée et son histoire est assez méconnue. La Collégiale d’Ibos, ainsi dénommée parce qu’aucun évêque n’y a jamais eu son siège, fut classée monument historique en 1862. Différents mobiliers de l'intérieur de la Collégiale ont été classés monuments historiques en 1977.

Autres bâtiments religieux

La Chapelle SAINT-ROCH. Le culte de Saint-Roch s’est développé en Bigorre pour contrer les pestes du XVIIème siècle. La chapelle actuelle date de cette époque. Elle est située 100 mètres derrière (Est) la Collégiale.

On trouve également l'oratoire dédié à SAINT-MARC à l'entrée en venant de Tarbes par le chemin vieux.

Et un autre oratoire, à la vierge, rue des Pyrénées.

Patrimoine bâti

Le moulin.

L'architecture bigourdane y est très présente. Beaucoup de vieilles maisons, construites aux XVIIe et XVIIIe siècles, trapues avec un étage, de belles fenêtres et portes cintrées avec encadrement de pierres, sont soumises de nos jours à des normes fixées pour la restauration afin de conserver au village son unité architecturale.

Certaines ont gardé de belles et grandes cours pavées de galets de l'Adour ou « calade » et sont fermées par de longs et hauts murs également en galets, les mettant ainsi à l'abri des regards indiscrets !

Dans ces cours, on peut également encore apercevoir quelques abris (parfois rénovés) ou « triplex »pour animaux (poulailler, loges à cochons et pigeonniers).

Ancienne cabine téléphonique devant la poste.

La Halle

Il existait une halle en bois très grande, sous laquelle se déroulaient marchés et foires. La halle actuelle en serait l’héritière. Même si on ne dispose pas de date précise de la construction de la halle que nous connaissons, on en trouve trace sur un plan cadastral de 1810. Elle a été probablement construite au XVIIème siècle et réaménagée dernièrement (2008).

Les voitures garées devant ne la mettent pas trop en valeur, mais si vous le pouvez, jetez un œil à l’intérieur et admirez la belle charpente.

Le festival des « porches et portails »

Les portails monumentaux d’autrefois montraient la richesse de chaque maison. Leurs vantaux (battants) en bois étaient surmontés d’un toit qui les protégeait de la pluie. Chaque maison avait son portail ou porte cochère et on les compte par dizaines dans tout le village. Bon nombre sont restaurés, mais on peut encore en voir d'authentiques en parcourant les rues du bourg.

Les nombreuses croix d’Ibos

Sur la place du village, près du Monument aux Morts, dans l’axe de  la Collégiale, se trouve la belle croix « hosannière » (restaurée en 2008).

La croix du Pradet (piédestal et croix en pierre) se trouve sur la place du même nom, en allant vers le sud en direction d’Azereix

En allant vers l’ouest du village, se trouve la croix de Belot (1895 - piédestal en pierre et croix en fer). C’est en son milieu que passe le méridien de Greenwich.

Chemin vieux d’Ibos (vers Tarbes), se trouve la croix de la Monjohe. Elle se trouve sur l'ancien tracé de St Jacques de Compostelle, tout comme un peu plus loin dans la plaine la croix de Marqua ; chemin qui reliait  Maubourguet à Lourdes (remplacé de nos jours par le GR101). Malheureusement elle est dégradée et il lui manque sa partie horizontale, espérons que la commune la réhabilite, c'est la seule croix en bois de la commune !

La croix de la Sablière (datée de1835 sur la route qui va d’Ibos à Bordères devant le magasin Tati).

La croix de Mazere est sur la rue du Bois du Commandeur (1864, piédestal en pierre et croix en fer).

Les deux croix d’Azereix sont situées dans un petit bois en contrebas, après le pont de l’autoroute vers Azereix.

Le bois du Commandeur

Il occupe 24 % du territoire de la commune. Le bois du Commandeur est propriété communale depuis 1370 ! Il est partagé avec la commune de Bordères-sur-l’Echez.

Autres informations

Le centre commercial Méridien a été fondé en 1973. Il a la particularité d’héberger en son sein le centre culturel du Parvis, devenu scène nationale dès 1979. Le Parvis était à l’origine une troupe de théâtre amateur qui jouait comme au moyen âge sur le parvis des églises. La troupe s’est installée au Méridien dès 1974. Le centre culturel est si bien intégré auprès de la population que ça ne choque personne d’aller assister à des spectacles au milieu des chariots de supermarché.


Autre incontournable : le festival de culture bigourdane Hestayade, lancé en 1978 par Denis Pécassou (fin avril).


Enfin, sachez que le territoire est fréquenté depuis des temps très anciens : haches polies du néolithique, nombreux tumulus avec vases et poteries, sépultures sont les trouvailles principales.

Pour en savoir plus sur Ibos, voici nos autres pages :

Les écoles

Le Monument aux morts

Fresque du centre culturel du village

La légende de l’église qui pousse

Photos anciennes


Un lien externe :

collegiale-ibos.fr

Revenir à la page "Patrimoine des Hautes-Pyrénées".

Très belle « calade », datée de 1875, sur la place du parvis d'entrée de la Collégiale. Une troupe théâtrale qui jouait sur ce parvis a donné son nom à la salle de spectacle « Le Parvis » en janvier 1974.