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Bénac

Présentation de la commune

Comme tous les noms de communes terminés par AC (Séméac, Arcizac, Paréac…), Bénac est le nom d’un domaine antique gallo-romain, probablement celui de Bénos.

Bénac s’étire sur une jolie plaine, entourée de collines, au sud-ouest de Tarbes. C’est une commune très ancienne à la riche histoire. Ancienne baronnie avec son château féodal, Bénac fut érigé en Marquisat en 1612. Le Marquisat de Bénac n’a plus d’existence administrative (à part avec ses clubs sportifs), mais c’est la désignation usuelle de ce territoire et de son ensemble de dix communes (Bénac, Louey, Lanne, Hibarette, Orincles, Loucrup, Averan, Barry, Visker et Layrisse).

Ce qui caractérise Bénac, c’est sa grand-place, ombragée en été, avec vue sur l’église au couchant…

… ses rues, quelquefois très étroites, qui n’étaient pas destinées à l’origine à la circulation moderne…

… son riche passé agricole, avec des terres fertiles et la vue sur les Pyrénées !

Autour de la mairie

La maison communale est une impressionnante bâtisse toute en longueur avec sur sa façade principale pas moins de 27 ouvertures ! Aujourd’hui, seule la partie de droite est occupée par la mairie. S’y trouvaient autrefois réunis le presbytère, l’école et la poste.

Liste des anciens maires.

La poste a, depuis, déménagé juste en face.

A droite de la poste, à l’entrée de l’église, se trouve le Monument aux morts. Les soldats de Bénac et Barry y sont rassemblés pour un même souvenir. Autrefois Bénac et Barry (qui signifie faubourg) ne formaient qu’une seule commune jusqu’à leur séparation vers 1801-1806.

L’église

L'église de la Nativité de la Sainte-Vierge est le joyau de la commune. D’origine romane, c’est la plus ancienne du secteur (XIIe siècle). Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1972.

Son clocher, isolé de la nef, est certainement une ancienne tour de défense surmontée d’un clocher plus récent. On distingue bien sur la photo la présence de deux meurtrières verticales.

L’arrière du bâtiment (abside) compte cinq côtés et un toit à cinq pans.

L’église est fermée à clé la plupart du temps. Son portail à l’ouest est remarquable. Deux colonnes en marbre de Sarrancolin sont surmontée de chapiteaux historiés très anciens (XIIe siècle). Celui de notre photo représente des animaux de l’apocalypse ; c’est le mieux conservé des deux. De chaque côté du portail, deux contreforts n’atteignent pas le haut du mur de l’église. Leur hauteur, ainsi que le changement de teinte du mur, nous laisse supposer que l’église a été rehaussée par rapport à son origine.

L’intérieur mérite la visite. Admirez le beau baldaquin à six colonnes du maître autel. La majorité des décorations et du mobilier datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

A l’arrière, beau lambris de revêtement en bois (XVIIIe siècle).

Chapelle latérale de gauche (nord), avec la chaire à prêcher et le tabernacle de la Nativité.

Chapelle latérale de droite (sud), avec tabernacle de l’Ascension (XVIIIe)

Le tableau de la vision de Sainte-Thérèse est l’œuvre du copiste Degola en 1864. L’original se trouve dans la chapelle du château de Versailles.

Très beaux fonts baptismaux XVIIIe. Sur le fronton, une représentation du baptême du Christ.

L’Echez

L’Echez est le cours d’eau principal de la commune Bénac qu’il traverse dans sa totalité en dessinant de nombreux méandres. Il est parfois sujet à des débordements. Plusieurs ponts et passerelles l’enjambent.

Les moulins à eau, nombreux dans le secteur, tiraient partie de la force du courant.

Le château de Bénac

Ne cherchez pas le château de Bénac à Bénac ! On trouve en effets ses murailles et quelques restes de fondations à Barry, commune voisine. Nous vous rappelons que Barry était autrefois un territoire rattaché à Bénac. Les vestiges du château ne sont pas visibles et appartiennent à un propriétaire privé. On peut y voir encore le « Trou du Diable » lié à une légende concernant le seigneur le plus célèbre du château : Bos de Bénac (vers 1300). Le château, sur un promontoire, n’avait pas été édifié par hasard, il surveillait l’étroite vallée de l’Echez. Il était certainement lié à un ensemble défensif plus important avec les châteaux des Angles, Lourdes, Beaucens, Luz , Montgaillard… Le château de Bénac a été détruit à la Révolution, quand les villageois sont venus emporter les pierres pour édifier d’autres bâtiments.

A noter que le haubert de Bos de Bénac a longtemps été exposé, jusque vers 1800, sur un mur à l’intérieur de l’église des Cordeliers de Tarbes (aujourd’hui détruite et remplacée par le café le Moderne). Transféré au musée Massey de Tarbes pour y être conservé, le haubert se trouve aujourd’hui, pour des raisons qu’on ignore, dans les réserves d’un musée de Saint-Etienne.

La maison Cazeaux d'Elissagaray

Invisible de la rue de la Bigorre, dont on ne voit que l’imposant portail, cette maison bourgeoise et son immense parc ont été transformés dès 1958 en un centre équestre réputé : l’Etrier de Bigorre.

Balade dans le bourg

Au premier plan, les restes d’un patrimoine rural trop méconnu : la bascule publique. On la trouve sur la grande place devant l’école actuelle, ancienne maison bourgeoise.

Le livre vert de Bénac

On ne pouvait pas passer sous silence le Livre vert de Bénac, rédigé le 3 janvier 1405. Cet ouvrage, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Nationale de France (BNF), est un recueil des chartes des vicomtes de Lavedan (57 actes dont 40 en gascons et 14 en latin). C’est le livre de plus ancien des Hautes-Pyrénées.

Puis au hasard des rues, vos pas vous mèneront devant de belles maisons de maître ou d’anciens corps de ferme imposants.

Pour en savoir plus sur Bénac, voici nos autres pages :


Bénac : photos anciennes

L’école

Bos de Bénac

Le château de Bénac à Barry

La monographie 1887

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