Bazet

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Les écoles

Pique-nique à Tarbes et dans les environs

Hautes-Pyrénées : histoire industrielle

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Bazet, à quelques encâblures au nord de Tarbes, s’est établi sur la rive gauche de l’Adour. Bazet profite à la fois de la proximité de la ville avec les avantages de la campagne. Quelques rares trouvailles de tuiles et de poteries gallo-romaines témoignent d’une occupation ancienne du site.

Présentation du village

Notre conseil promenade : le lac

L’étymologie de Bazet est obscure.

Un patrimoine industriel et rural

Bazet a une double identité, à la fois rurale et industrielle. Si, en 1887, Bazet ne comptait comme usine qu’un moulin à eau et une scierie mécanique, l’année 1922 voit l’arrivée d’une usine d’électro-céramique (CGEC) pour fabriquer des isolateurs des lignes de transport électrique. Les agriculteurs de Bazet postulèrent à un poste à l’usine, apportant un revenu plus sûr. Ce fut un lieu d’innovations, d’emplois mais aussi de luttes et de crises. L’usine ferma ses portes alors qu’elle portait le nom de Ceraver en 1980. De nouvelles entreprises se sont installées sur le site à partir de 1985 et semble depuis sur une bonne dynamique. La proximité de Tarbes et de l’usine a eu comme conséquence le développement de quartiers pavillonnaires.

Mais le cœur du village a gardé de nombreuses traces de son passé agricole. Outre les nombreuses fermes, l’œil avisé peut apercevoir de beaux poulaillers ou encore l’ancienne bascule publique.

La bascule n’était, à l’origine, que le petit bâtiment de briques au centre.

La mairie

La mairie actuelle et son beau bassin.

Ce long bâtiment, presque en face de l’église, abritait l’ancienne mairie, le presbytère et les écoles de filles et de garçons où la cour de récréation était séparée par un petit mur pour ne pas les mélanger.

Le vieux château

Voici les vestiges du vieux château seigneurial de Bazet, grandement démoli après la Révolution. Il était installé sur une motte entourée de murailles et possédait un donjon. Siège d’une seigneurie dépendant de la baronnie de Bazillac, son rôle était de défendre l’entrée de Bazet côté Adour. Un temps occupé par les Anglais, cela valut certainement le surnom des habitants de Bazet « Les Anglais ». Le dernier seigneur du lieu fut le marquis de Montesquieu de Fezensac. On peut apercevoir les ruines depuis l’impasse du moulin. Seule une résidence « les jardins du château » rappelle le passé du lieu, qui semble être aujourd’hui dans le domaine privé.

De l’autre côté, une belle restauration a utilisé les restes de l’ancienne tour. Dans les années 1930, il portait le nom de « château Durac ».

L’arrière est livré au lierre.

Le château Bazerque

C’est la demeure la plus remarquable de Bazet, parfait exemple de bourgeoisie rurale. Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis 1997. On le voit difficilement à son adresse du 13 rue de l’église, derrière ses hauts murs…

…mais il est bien plus visible depuis la route d’Aurensan, avec en arrière-plan les montagnes enneigées. Bâti vers 1765 par le marquis de Bazillac, le « manoir de Bazet », comme on l’appelle aujourd’hui, comporte un jardin clos avec un puits et des bâtiments ruraux disposés autour de lui. A l'intérieur, escalier à rampe sculptée, fontaine en marbre de Campan dans la salle à manger. Raffinement du style Louis XV des parties en bois sculpté (rampe, cheminées...).

Jolis frontons aux reliefs champêtres.

L’église Saint-Martin

C’est une église classique remaniée au XIXe siècle, dédiée à saint Martin (fête le 11 novembre). L’intérieur est remarquable avec notamment un magnifique retable XVIIIe de Jean Brunelo. Hélas, le bâtiment est fermé à clé, et nous n’avons pas pu prendre de photos de l’intérieur (merci de nous envoyer une photo à loucrup@orange.fr)

L’église de Bazet est dédiée à saint Martin comme 49 autres communes des Hautes-Pyrénées (c’est le saint le plus vénéré en Bigorre). Voici la liste des autres communes avec une église Saint-Martin : Antin, Antist, Arras-en-Lavedan, Arrayou-Lahitte, Arrens-Marsous, Aspin-Aure, Aubarède, Barlest, Barrancoueu, Beaudéan, Bégole, Beyrède-Jumet, Bouilh-Péreuilh, Bun, Cadeilhan-Trachère, Caharet, Calavanté, Cazarilh, Chelle-Debat, Devèze, Espieilh, Gaillagos, Galez, Geu, Grailhen, Grust, Hitte, Jarret, Labassère, Laborde, Libaros, Loucrup, Lustar, Orignac, Ourde, Peyrouse, Peyrun, Recurt, Sabalos, Saint-Martin, Sariac-Magnoac, Sarlabous, Siarrouy, Sinzos, Tajan, Tournous-Devant, Uzer, Vic-en-Bigorre, Viger.

A noter qu’en 1930, les habitants de Bazet se rendaient, les jours de fête, dans le parc de la ferme Figarol ou Cantillac située 600 mètres plus au sud : ancien domaine du château de Cantillac (territoire de Bordères). Le parc magnifique, orné de statues, était un but de promenade. Le tout semble avoir disparu.

Porte de l’église

La mitre de l’évêque saint Martin ?

Le monument aux morts

Autrefois devant la poste, le monument a été déplacé sur un côté vers 2020 pour permettre un meilleur recueillement lors des cérémonies. L’auteur du monument est Octave Larrieu (Il a aussi réalisé le monument aux morts de Maubourguet). Sculpteur et céramiste, Octave Larrieu est né en Argentine, en 1881, et rentre très jeune en France. Il s’installe à Paris et côtoie des artistes célèbres comme Auguste Rodin, fait son apprentissage à la Manufacture de Sèvres. Il enseigne le dessin et débute au Salon des artistes, en 1907. Il sera un combattant de la Grande Guerre et sera gazé. Pour des raisons de santé, il vient s’installer à Maubourguet, en 1919, berceau de la famille.

Le pont sur l’Adour

C’est un très bel ouvrage d’art à trois arches qui reposent sur deux piles dans l’Adour.

L’adour vu du pont

Les abords du pont ont été aménagés pour le plus grand plaisir des pétanqueurs.

Le kiosque près du pont.

L’importance de l’eau

Les rigoles et différents canaux ont permis un grand confort des habitants de Bazet aux siècles derniers. On imagine difficilement aujourd’hui l’importance de ces aménagements titanesques.

Avec toute cette eau courante, pas besoin de puits dans les maisons, une simple pompe à main suffisait pour les besoins quotidiens.

Isidore Ducasse, comte de Lautréamont

François Ducasse surnommé « Le professeur », cultivateur, est né à Bazet. Il était le père d'Isidore Ducasse dit « Comte de Lautréamont ». Sa mère était de Sarniguet. Isidore Ducasse a séjourné plusieurs fois dans sa famille de Bazet. Il est revenu à Tarbes à l'âge de treize ans et a fait ses études pendant six ans au Lycée impérial, aujourd'hui Théophile-Gautier. Une rue de Bazet porte le nom de l’auteur des « chants de Maldoror », mort à 24 ans. Il y a aussi un lycée Lautréamont à Tarbes.

L’ancien café Duffau

Un lieu important du Bazet d’autrefois était le café Duffau, au 7 rue Isidore Ducasse (aujourd’hui cabinet médical). C’était le café-restaurant, mais aussi épicerie, mercerie et tabac.

Au hasard des rues de Bazet

Les maisons, dont certaines très belles, sont sagement alignées de chaque côté de la rue, comme des élèves bien sages.

La majorité du bâti ancien est constitué de murs en galets de l’Adour et de toits en tuiles.

Les services

Le village est dynamique et bien vivant, puisque outre deux écoles, on peut compter sur une poste et plusieurs commerces.

Bazet, village sportif

Le stade de rugby Léon-Audoubert. Le club de l’entente Bazet-Andrest a été fondé en 1950.

Le stade de football Armand-Habas accueille les joueurs de l’Elan Pyrénéen. C’est une entente entre Bazet, Bordères et Lagarde depuis 2007.

La belle salle multi-activités permet aussi de pratiquer des activités sportives : judo, musculation, mais aussi la musique etc…

Un très beau lac se laisse admirer à 5-10 minutes à pied depuis le village. Pour cela, franchir le pont sur l’Adour et prendre un petit chemin sur la droite. Impossible de se tromper. Par temps clair, les sommets des montagnes se reflètent dans l’eau du lac, splendide et reposant ! Tables à pique-nique et panneau d’informations.

Plan de Bazet, vers 1930

Pour terminer, voici un joli plan de Bazet, vers 1930, dessiné par un élève-instituteur. On remarque même la présence d’un hippodrome !