Asté

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Le village d'Asté niché entre Bagnères-de-Bigorre et Campan, adossé à la Montagne du Lhéris à l'est et à celle du Monné à l'ouest est surtout connu pour  :

Patrimone bâti

La Maison des Ferrère et du Baroque Pyrénéen

installée au centre du village en face de l'église, retrace l'histoire locale de l'art baroque.   

Un exemple de réalisation des Ferrère à Pouzac.

Les grottes de Médous

Remarquable site touristique fait de grottes naturelles creusées par une rivière souterraine, situées sur la route allant de Bagnères-de-Bigorre à Campan.  

La fontaine de Crastes

Réputée pour avoir des vertus curatives. On vient de loin et même de très loin jusqu'à ce petit vallon de la Haute-Bigorre où l'eau qui s'extrait de la montagne alimente la fontaine dont la réputation a dépassé les frontières du temps et de l'espace.

Mais en dehors de ces célèbres curiosités , Asté recèle un patrimoine rural fort intéressant :

L’église Saint-Saturnin

Elle date des XVIe et XVIIe siècles, il faut admirer son porche d'entrée encadré de marbre rose et voir son remarquable mobilier intérieur.

Les petites chapelles

Chapelle dédiée à Saint-Roch « protecteur contre la peste » sur le haut du village. Les chapelles Saint-Roch ont été érigées lors des grandes épidémies de peste entre le XVIe et le XIXe siècle. Suite à la peste annoncée par Liloye et qui toucha Asté comme tout le reste de la vallée, la chapelle Saint-Roch fût édifiée au lieu appelée Hosse (fosse) lieu où auraient été enterrés les pestiférés selon la tradition. Cette chapelle daterait donc de la fin du XVIème siècle.


Historique de la Chapelle (tiré du livre «Notre-Dame de Médoux» écrit par l'abbé Alexis Théas, originaire d'Asté et Vicaire général du diocèse de Tarbes.) : En 1588, puis en 1589 , deux épidémies successives de peste particulièrement désastreuses sévissent à Bagnères et dans les environs. Le village  d'Asté fut également touché et le nombre des morts fut immense « tellement que le village devint un désert et que l'herbe croissait dans les rues ». Sur une petite éminence , autrefois appelée Saint-Just et qui depuis cette époque porte le nom de Hosses (fosses) furent ensevelies les victimes de ce fléau. Là fut érigée une chapelle dédiés à Saint-Roch le patron des pestiférés. Toutes les fois que la Sainte Messe est célébrée dans cette chapelle on récite publiquement un « De Profundis » pour les défunts qui reposent en ces lieux depuis 4 siècles.

En 1985, la chapelle a été restaurée par la municipalité de Léon Bérot avec le concours de nombreuses bonnes volontés. Mr l'Abbé Dulac, curé de la paroisse y célèbre à nouveau la Messe deux fois par an comme par le passé en période des Rogations et le 16 août, fête de Saint-Roch (info de 1989).

De nos jours plus aucune messe n'y est célébrée (en 2017).




Et la chapelle dédiée à Notre-Dame sur le site des grottes de Médous. « Médous fut jusqu’à la fin du XVIIIe siècle un lieu de pèlerinage suite à l’apparition de la Vierge Marie à une petite bergère prénommée Liloye. La réputation miraculeuse qu’avait acquis Médous a fait du site un des trois plus importants sanctuaires voués au culte marial dans le diocèse ».

Patrimoine lié à l’eau

Le petit patrimoine, lié à l'eau qui parcourt le village au travers d'une multitude de petits ruisseaux issus des flancs du Lhéris, est très présent avec :

Le grand et beau lavoir ancien au pied de l'église qui vient d'être rénové en 2012 et couvert en ardoises comme il était autrefois.

Des petites fontaines où l'eau fraîche et abondante coule aujourd'hui encore toute l'année.

Et des pierres à laver qui desservaient pratiquement chaque rue… Pierres à laver, conservées bien que devenues inutiles dans les années 1960 avec l'apparition de l'eau courante et de la machine à laver dans les maisons.

Les ruines du château

Château ou manoir du XVe siècle selon les auteurs, il est situé un peu au-dessus de l’église sur une terrasse.

C’est la façade ouest qui est la plus intéressante avec plusieurs ouvertures, dont une ancienne meurtrière vers le milieu. L’épaisseur des murs atteint 60-80 cm. Selon la tradition locale, ce château est lié à Henri IV et la belle Corisande (voir notre lien en bas de cette page).

Les maisons anciennes avec leurs vieux porches et leurs galeries de bois sont serrées les unes contre les autres, comme pour se protéger du froid venu de la montagne, dans des petites rues lovées autour de l'église.

Curiosités

La vieille pompe à incendie, près de la salle des fêtes. La vielle pompe qui se trouvait sur notre photo devant l'ancienne mairie a eu ses roues endommagées et est actuellement (en 2017) entreposée au bâtiment communal en attendant d'être restaurée et de retrouver sa place dans le village.

La plaque souvenir Pitton-de-Tournefort, grand botaniste hébergé à Asté.

La vieille bascule publique en direction de la fontaine de Crastes.

Pour en savoir plus sur Asté, voici nos autres pages :


La fontaine de Crastes

La belle Corisande et le château

Photos anciennes du village

D’autres photos des lavoirs d’Asté

Le châtaignier de Médous

Les apparitions de Médous

Les cagots à Campan et Asté

Les maisons datées à Asté et en Haute-Bigorre

L’école actuelle et les anciennes

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Le chantier Concordia 2016 : en Août 2016, l'association Concordia est venue à Asté pour réaliser un chantier. L'association Concordia est une association réalisant des chantiers de jeunes bénévoles internationaux pour la restauration du patrimoine, l'aménagement d'espaces, …. L’association est donc venue à Asté pour refaire le parvis de l'église. L'équipe était composée de 3 animateurs et 10 jeunes : 2 espagnols, 2 russes, 1 allemande, et 5 français, âgés de 16 à 25 ans. Après que la commune ait posé les dalles en marbre d'Asté pour l'entrée par la grande porte, les jeunes ont réalisé une calade sur le parvis de l'église lui rendant sont aspect d'antan. En effet, le parvis de l'église était déjà fait en calade mais le niveau de la place ayant était surélevé d'une vingtaine de centimètre au fil du temps celle ci n'a pu être conservée.

Aujourd'hui Asté ne compte plus que 6 fontaines dans le village alors qu'autrefois on en dénombrait une dizaine. Ci-dessus, la fontaine de Piket et son leyté (de nombreux autres leytés sont présents à Asté dans les granges et les prés, aussi bien dans le village qu'aux estives).

Et non loin, l’arbre du bi-centenaire planté en 1989. Le magnolia, qui ne semblait pas en grande forme sur notre photo a succombé au gel de l’hiver 2014 et a été abattu. Le petit bâtiment derrière lui entreposait autrefois les pompes à incendie d’Asté. La commune a eu des pompiers jusque dans les années 1970, ils faisaient leur manoeuvres sur la place de la Bareille (actuel terrain de pétanque). La deuxième pompe était une pompe motorisée qui fut démontée quand elle ne fut plus utilisée pour en récupérer le moteur. Dans le bâtiment où étaient entreposées les pompes se trouve encore une vieille photographie au bromure d'un rassemblement des pompiers du département prise sur les escalier du casino de Bagnères.

Autres infos sur Asté

La vieille poste. Asté possédait autrefois une poste qui ferma dans les années 1970-80. Elle se trouvait sur la place de Gramont au cœur du village. On distingue encore la marque de la boite au lettre dans le muret. Le bureau se trouvait au rez de chaussée, là où se trouve le volet fermé sous le toit neuf.

Merci à Timothy Pasquet pour cette contribution.

Le café-épicerie. Asté possédait de nombreux cafés et 2 épiceries, on dénombrait également 2 quilliers au village. De ce passé ne subsiste que le café-épicerie à côté de l'église (notre photo) ouvert 365 jours par an…

… ainsi qu'un jeu de quilles de neuf accroché à la façade d'une maison de la rue longue.

Les notaires. Il y avait également plusieurs notaires à Asté. L’un d'eux se trouvait en haut du village à l'entrée de la vieille route de Campan. Une plaque signalant un assureur de la compagnie « La France », fixée sur une poutre, est le seul témoignage de ce passé. Le notaire étant certainement courtier en assurances.

Les potiers. Asté comptait aussi plusieurs ateliers de poteries. Le dernier à avoir fonctionné se trouvait dans la rue longue. Une belle plaque en terre cuite se trouve encore sur la façade. Un autre atelier se trouvait à l'entrée du village.